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24/08 Mengibar -> Martil - 414 km
Africa Africa !
Cette fois ça y est, on y est !
Après un réveil au milieu de la pampa qui s'avéra
être en plein jour un champ de patates fraîchement
récolté, et sous les yeux éberlués des
ouvriers agricoles qui se demandaient bien ce qu'on pouvait foutre
là
nous avons pris un petit déjeuner rapide avant de reprendre la
route.

Pas top le camping mais pour le prix c'est
ce qu'on fait de mieux
Juste à la sortie du chemin de
terre qui nous avait conduit à notre camp nous attendait... la
Guardia Civil... Contrôle de papiers (ils semblaient vraiment
chercher quelque chose) et après une bonne trentaine de
minute, une fois qu'ils ont bien eu la certitude que nous
n'étions
pas des repris de justice, ils acceptèrent de nous indiquer la
route qui ma foi n'avait plus vraiment la même allure qu'en
pleine nuit. Ils nous ouvrirent même la route jusqu'à
l'autovia !

Algéciras...
là où tout commence :)
Quelques centaines de kilomètres plus loin la Sierra Nevada et puis... la Méditerranée, en vue plongeante sur Malaga.
Quelques courses (et enfin un vrai
repas) au Carrefour de Marbella et à 17h nous embarquions sur
le bateau à destination de Ceuta.

Des km et des km avant de trouver le bon
embarcadère...
Impressionnante traversée sur ce bâtiment gigantesque au milieu des marocains manifestement heureux de rentrer au pays, ça klaxonnait déjà tant que ça pouvait dans la cale du bateau.

Prête pour la traversée ?
J'ai dû hélas passer 15
minutes dans les chiottes (non j'ai pas le mal de mer, c'était
pour recharger la batterie de la caméra, à plat depuis
le départ).

Regarder la télé pendant une
traversée pareille, il faut être timbré...
Ceuta est en fait une enclave espagnole sur le continent Africain, le dépaysement ne commence donc non pas à la descente du bateau mais 3 km plus loin, juste après un petit plein à 4.90 frs le litre de super (jouissif).
Frontière espagnole, au douanier qui me faisait signe de passer :
« Hola, no debemos hacer papeles aqui ? »
Voilà le gonze qui sort de sa cahute et qui prend des grands airs...
« Escucha me, aqui es Espana, communidad european, aya (en montrant la direction du Maroc) es un otro mundo »
La couleur était annoncée, on en a rigolé jusqu'au poste frontière marocain :) et là bas... des douaniers, le sourire aux lèvres, pas super occupés pour la plupart certes mais qui inspiraient vraiment la sympathie.
Les formalités pour les
passeports et le passavant de la voiture furent relativement rapides
et le tout se conclua par une tape dans le dos que me donna un
douanier ponctuée d'un :
« Allez les jeunes, bon séjour au Maroc »
On en revenait pas.
On nous ouvrit le grand portail et puis... le choc : Des renault 12, des taxis Mercedes 204D des années 70... Le foutoir dans les rue, le bonheur en somme.
Premières biques dans la rue, premier marché à l'africaine et des agents partout tentant tant bien que mal de contenir la circulation pour le moins anarchique, bref un joyeux bordel ambiant qui personnellement me convient on ne peut mieux.
C'est à ce moment là qu'on s'est rendus compte que mine de rien... la france était déjà bien loin.
Incroyable de voir comment ici les gens
sont aimables, particulièrement les flics qui à de
nombreuses reprises nous ont indiqué le chemin avec une
gentillesse jusque là méconnue. Il faudrait peut
être
demander au roi qu'il nous les prêtent, croyez moi ça
nous changerait la vie.

Premiers tours de roues en Afrique
Les haut parleurs de la mosquée
viennent de diffuser (ou plutôt d'hurler) la prière du
soir, nous sommes dans un petit camping à 75 Dirhams la nuit
(48 frs). Les douches sont froides, n'ont même pas de pommeau
(juste un tuyau d'où l'eau coule) et les toilettes n'ont pas
de chasse d'eau (seau à remplir et à verser dans le
chiotte)... Mais qu'est ce qu'on est heureux d'être là.

Etrange chasse d'eau... :)
La devise du « on s'en
branle » est appliquée partout, jusqu'à
l'accueil du camping :
« On doit s'installer où avec la tente ? »
« Boh... n'importe où :) »
Entre autres sur le comptoir de la réception trône des petits mots du genre :
« La direction ne saurait être tenue responsable des coupures intempestives de courant ou des variations de tension qui pourraient se produire »
Autrement dit si on vous envoie du 380 dans le réseau eh ben... tant pis :)